Le Théâtre de l’Artscène, association de type loi de 1901, a été créé par un groupe d’étudiant-e-s désireux-euses de poursuivre l’aventure théâtrale amateur, après l’avoir pratiquée au lycée. Le choix de créer leur propre association traduisait leur volonté d’indépendance, de créer leur projet spécifique, selon leurs envies, leurs sensibilités, leurs convictions.

La première pièce de l'équipe fondatrice de l'asso: "Les deux Otages" de Brendan Behan, est jouée en 1994 : l'Artscène rencontre le public guipavasien, à la salle du Douvez... C'est le début d'une longue histoire!


Dès l’année suivante, conjointement à la deuxième pièce préparée par a troupe -"Ce soir on improvise", de Luigi Pirandello- Marc, Thomas et Thierry se sont improvisés animateurs, en créant le premier atelier théâtre pour enfants. Un projet prometteur, à l’origine d’un développement constant de l’association, qui préfigurait en même temps l’une de ses activités majeures : la gestion d’ateliers, dont le succès allait croître chaque année.


Dés lors, ce n’était plus 1 spectacle que présentait l’association en fin d’année scolaire, mais 2, puis 3, puis 4. Chaque année, de nouveaux ateliers s'ouvraient pour satisfaire la demande. Afin de donner une place sur scène où chaque participant puisse s’exprimer, était organisé un regroupement s’étalant sur 3 jours, sous la forme d’un festival, accueillant également d’autres artistes, dans d’autres disciplines. L’association développait un nouvelle activité, elle devenait programmatrice de spectacles.


Cette année il y en a pour tous les goûts, l'Artscène ouvre une deuxième troupe adulte: Thomas Cloarec est Tonton dans la sombre pièce du même nom, Tonton, de Günter Grass, déconseillée aux jeunes enfants...
Et sur fond de crise sociale, une comédie déjantée : Crise en thème, création collective à hurler de rire, mention spéciale à Cat Jacob dans un rôle que l'on n'oubliera jamais....
En parallèle sont menés quatre ateliers enfants, ce qui fait déjà un total de 6 spectacles à présenter en fin d'année! L'Artscène occupe désormais la salle Jean Monnet, sur un week-end au mois mai.


Les membres de l'Artscène décident de se lancer dans un grand événement. Ils montent en 1997 le festival abri-bus, qui marquera dans festival de fin d'année l'arrivée des différentes disciplines artistiques (contes, musique, marionnettes, cinéma...) qui feront de ces rencontres annuelles un moment fort d'échanges, de découverte, et de convivialité.


La formule fait mouche... Avec l'ensemble de ses ateliers, et le désir de programmer d'autres artistes, l'association donne rendez-vous à son public chaque mois de mai, salle Jean Monnet, pour trois jours.
De nouveaux musiciens, danseurs, plasticiens, vidéastes... sont invités chaque année à présenter leurs oeuvres.


Les demandes d'inscription aux ateliers ne cessent d'augmenter, les animateurs, bénévoles jusqu'alors, sont de plus en plus sollicités, et certains pensent à en faire leur activité salariée. Pour ne pas les voir partir dans d'autres structures, l'Artscène décide de passer à la professionnalisation de ses intervenants: les animateurs qui encadrent les ateliers sont dès lors rémunérés.


L'année du Bug, non? On, ne se souvient plus très bien...


Cette entreprise artistique put être ambitieuse pour de amateurs. Néanmoins, elle nous a permis d'aborder des champs d'expérimentation jusque là inexplorés par la troupe. L'inspiration triangulaire du jeu, de la mise en scène et de l'écriture a impliqué un travail d'investigation très large sur le thème. Il en résulte toutefois une vision très subjective du sujet, fruit de la réflexion et du ressenti de l'auteur, Enza Bonanno, et du metteur en scène, Marc Lagadec.

C'est insi qu'est née une œuvre à la fois sans concession, et souvent volontairement manichéenne, car il nous a fallu abandonner notre style d'écriture un peu "franchouillard", et aussi parce qu'à la question "Etes-vous contre la peine de mort?", nous affirmons un "OUI" ferme.


La troupe adulte est en pleine bourre. Après l'expérience du Couloir, le groupe s'oriente vers un terrain plus classique, celui de la mythologie, à trvaers le regard de Jean Cocteau. Il monte la Machine Infernale, qui tournera deux ans, et sera sélectionnée lors du festival amateur de Lanester, pour faire l'ouverture de la 19ème édition de Festéa, le festival national de théâtre amateur de la ville de Tours .


L’artscène a 10 ans ! Surprise pour le festival Artscène-en-Scène, avec tous les acteurs de l'association, anciens, nouveaux, et futurs... Et cerise sur le gateau (d’anniversaire!) 1 one woman show en direct live from the States, avec Laura Herts qui laissera des souvenirs impérissables au public autant qu’à l’équipe !!!


Pour la première fois, l'association dépasse la barre des 100 adhérents. Elle compte alors 8 ateliers enfants, et 2 ateliers adultes.
Avec cette progression continuelle, il deviendra bientôt nécessaire de revoir le fonctionnement de l'asso, car des projets, il y en a d'autres. L'équipe de bénévoles ne va plus suffire.


Alors, sous la présidence de Monique Kerboul, une nouvelle ère commence: il est décidé de créer un poste de permanent, qui échoiera, bien entendu, à l'une des animatrices fondatrices: Catherine Jacob


De là, il n’y avait qu’un pas à franchir à ce l'association devienne elle-même productrice. Dans un premier temps, ce sont les animateurs qui se sont progressivement professionnalisés, puis la troupe a créé sa propre compagnie. Il est à noter pour finir que l’association intervient en extérieur, propose des stages pour divers organismes.

Souhaitant distinguer les activés socioculturelles de la création proprement dite, à vocation professionnelle, la compagnie Bitrak naît au sein même du théâtre de l’Artscène. Les deux volets d’activité de l’association sont ainsi définis de façon plus claire.


En 2006, avec Y'a plus de saisons!, le théâtre de l’Artscène prenait pied dans la création de spectacle vivant.


La Compagnie Bitrak, a créé un nouveau spectacle jeune public : Tartarie, qui est actuellement écrit en français. La version bretonne est prévue pour fin mars / début février. Cette création témoigne d’une volonté de la compagnie de faire vivre la langue et de proposer des productions culturelles de qualité en langue bretonne. Avec cette deuxième création, l’Artscène souhaite impulser une dynamique exigeante de création et de diffusion de spectacle vivant.

Après 3 semaines de création-résidence à l’Alizé la première de Tartarie a eu lieu le mercredi 7 novembre, devant plus de 80 personnes. Nous remercions à ce titre la municipalité pour la mise à disposition des équipements et l’intérêt qu’elle porte à nos projets. Néanmoins Y'a plus de saisons! poursuit son aventure puisque nous continuons à répondre avec plaisir aux offres qui nous sont faites.

Ces deux créations confortent l’Artscène dans sa volonté de privilégier la création et le fonctionnement d’une compagnie de théâtre professionnelle à part entière. Cette compagnie s’inscrit logiquement dans la dynamique de développement de l’association, qui, tout en poursuivant ses activités de formation et de programmation, entend orienter ses projets vers la création et la diffusion de spectacles vivants.

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